Recherche universitaire

Ces collectes et recueils d’ histoires de vie rendent moins caduques les savoirs universitaires partiels car ils sont souvent amputés des savoirs d’expériences de vie.

Ces recherches valorisent donc les savoirs d’expériences de chacun pour les remettre de niveau avec les savoirs dits savants se posant comme supérieurs à ceux très peu questionnés qu’on réfléchit tous dans nos vies pour trouver un sens humain à nos expériences toujours en formation, en ré-élaboration et réinvention.

Aucun savoir ne devrait être un outil de domination exercé à dévaloriser les cultures toujours particulières et communes de chacun. En ce sens, j’ai mené une recherche exploratoire pendant plusieurs années autour de narrations avec des adultes qui racontent leurs vécus d’anciens  » mauvais élèves  » et leur cheminement vers une ré-appropriation de leur vie dans un sens qui leur tenait à cœur mais qui avait été empêché. D’une part, ces recherches  donnent à voir au sein du département des sciences de l’éducation et de la formation de Nantes des nouvelles connaissances et données pour améliorer ou transformer des rapports à l’éducation et à la formation scolaire mais aussi révèlent la violence des cultures scolaires et du tri social à l’école.

Cette démarche de recherche universitaire me passionne car elle s’inscrit dans le domaine des Histoires de Vie en Formation et à pour volonté de remettre de niveau le principe d’égalité d’importance de la parole de chacun dans l’espace public et démocratique d’une Cité. C’est aussi sûrement une façon de continuer le dialogue avec mon grand-père ouvrier communiste qui disait :  » Il y a ceux d’en haut et ceux d’en bas, et nous on appartient au monde du petite ouvrieux, du faiseux pas au grand capital qui se nourrit sur le dos des petits » et de lui dire que je ne l’oublierai jamais , ni lui, ni la lutte des gens comme lui qui m’ont ouvert à cette nécessité de toujours chercher à comprendre ce qu’il y a derrière les apparences.